Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /Juin /2008 15:49

Il y a quelques jours, environ 150 étudiants se sont rassemblés à Paris devant le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche à l’appel de l’UNEF pour déposer les dossiers des étudiants « recalculés » des bourses et exiger des réponses.

Le Ministère a reconnu que la réforme des bourses pose problème et fait des perdants :
Les étudiants ont été entendus, le Ministère a enfin reconnu les effets négatifs de sa réforme et annoncé :
-          Le déblocage de 5 millions supplémentaires pour les 3 premiers mois de l’année universitaire pour compenser financièrement la perte de bourses des étudiants « recalculés »
 
-          La sortie d’un texte règlementaire sous 8 jours systématisant le principe et le mécanisme de compensation pour les étudiants lésés qui en font la demande au CROUS.
L’UNEF estime que ces annonces constituent un recul du gouvernement qui jusqu'à présent niait la réalité du problème en estimant que le nombre d’étudiants lésés était marginal. Interpellée par l’UNEF, la ministre a décidé de débloquer des fonds supplémentaires, c’est une assurance que les étudiants « recalculés » des bourses pourront bénéficier d’un dédommagement pour retrouver leur niveau de bourse antérieur.
Le compte n’y est pas :
Le Ministère a refusé de rétablir les critères supprimés, les futurs étudiants bénéficieront donc de moins bonnes conditions de bourses que les étudiants actuels.
Les étudiants lésés devront faire une lettre de recours auprès des CROUS. L’UNEF considère que ce n’est pas aux étudiants « recalculés » de réparer les erreurs du Ministère, c’est au Ministère de rétablir automatiquement tous les étudiants « recalculés » dans leurs droits.
A Strasbourg comme ailleurs, l’UNEF va donc continuer à recenser les étudiants lésés en faisant remplir des dossiers pendant la période des inscriptions universitaires. L’UNEF sera particulièrement vigilante pour que la rentrée se passe dans de bonnes conditions, et que tous les étudiants « recalculés » qui en font la demande obtiennent une compensation. A Strasbourg, l'UNEF demandera au CROUS que tous les étudiants pénalisés par la réforme soient informés de la possibilité de recours.
Au delà de la nécessité d’éviter toute dégradation de la situation des étudiants suite à la réforme, il est indispensable d’améliorer les conditions de vie étudiante. L’UNEF demande qu’une politique sociale ambitieuse soit mise en place : augmentation du nombre et du montant des bourses, mise en place d’un 10ème mois de bourse en septembre, gel des frais d’inscription, exonération de la taxe d’habitation, augmentation des aides au logement…. La ministre doit répondre à la précarité des étudiants et mettre en place un nouveau « plan d’action sociale étudiante » pluriannuel.

Si tu fais partie des étudiants pénalisés par la réforme, contacte nous ! (rubrique contact)
Par UNEF Strasbourg - Publié dans : Aides sociales
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 22:31

L'UNEF Strasbourg invite tous les étudiants à se joindre au Rassemblement Européen Silencieux contre la directive européenne sur l’enfermement et l’éloignement des migrants sans papiers.

Depuis de longs mois déjà nous essayons d’obtenir le retrait de ce texte qui prévoit 

·         Une rétention des personnes pouvant aller jusqu’à 18 mois.

·         Un enfermement des familles donc des mineurs.

·         Une possible interdiction du territoire européen pouvant aller jusqu’à 5 ans.

Mais cela ne s’arrête pas là. En effet au mois de mai, le COREPER (Commission des représentants permanents des Etats Européen) a considérablement durci ce texte en ajoutant :

·         La possibilité d’enfermer et d’éloigner les mineurs isolés.

·         Le renvoi des personnes dans des pays de transit même si ceux-ci n’ont aucun lien avec ce pays.

·         La non obligation pour les états de fournir un titre de séjour pour les personnes souffrant de maladies graves. 

Ce projet sera soumis au vote le 18 juin au Parlement Européen.

Notre participation en tant qu'étudiant est essentielle pour affirmer notre opposition à ce texte. Ce rassemblement sera aussi un signal fort pour la prise de fonction de la présidence française de l’union européenne qui fait de l’immigration une de ses priorités et dont les projets s’orientent vers la répression et la fermeture.

NOUS NE POUVONS PAS ACCEPTER QUE L’EUROPE REHABILITE LA SEGREGATION ENTRE NATIONAUX ET INDESIRABLES PAR LA SYTEMATISATION   DE LA DETENTION ET DE L’ELOIGNEMENT FORCE.

Contre ce projet indigne nous appelons à manifester dignement !

RASSEMBLEMENT EUROPEEN SILENCIEUX

Contre la directive retour

Mardi 17 juin

De 18h à 19h

Devant le Parlement Européen

A  STRASBOURG

(Allée du Printemps/ Tram E arrêt Parlement Européen)

Par UNEF Strasbourg
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 13:34
Signez la lettre ouverte à Christine Boutin : www.unef.fr


Christine Boutin, ministre du logement, a récemment évoqué publiquement la nécessité de revoir les conditions d’attribution des aides au logement (APL, ALS) dont bénéficient aujourd’hui près de 600 000 étudiants, et s'apprête à rendre une décision définitive sur ce sujet à la fin du mois de juin.
 
Alors que les aides au logement dont bénéficient les étudiants sont les seules aides à prendre en compte la situation propre de chaque étudiant et à reconnaitre leur autonomie, la ministre envisage de prendre désormais en compte les revenus des parents pour le calcul de ces aides.
 
Les étudiants ne sont pas dupes ! Une telle réforme n’aurait comme seul objectif que de faire des économies sur le dos des étudiants, qui représentent à eux seuls 1/3 des bénéficiaires des aides au logement. Pour rendre les aides plus progressives et « plus justes », ce ne sont pas leurs conditions d’attribution qu’il faut changer, mais c’est leur montant qu’il faut revaloriser : ces aides n’ont pas été augmentés depuis 1995 ce qui conduit tous les étudiants à toucher aujourd’hui le maximum de l’aide prévu !
 
Loin d’être un luxe, les APL et les ALS concernent 600 000 étudiants et représentent pour beaucoup d’étudiants le seul moyen d’accéder à un logement indépendant et donc aux études de leur choix. Elles sont les seules aides financières que peuvent toucher beaucoup d’étudiants, notamment les 2/3 d’entre nous qui ne sont pas pris en compte par le système de bourses !
 
Alors que les étudiants subissent la baisse du pouvoir d’achat et la crise du logement, prendre en compte les revenus des parents aurait des conséquences inacceptables :
 
-       Ce serait une véritable double peine pour tous les étudiants qui, exclus du système de bourse pour cause de revenus parentaux un peu trop élevés, se trouveraient également exclus du bénéfice des aides au logement pour les mêmes raisons : 100 000 à 300 000 étudiants peuvent voir leur aide baisser ou disparaitre à partir de la rentrée prochaine !
-       Cela entrainerait les mêmes effets pervers que l’actuel système de bourses en forçant les étudiants à une dépendance totale vis-à-vis de la famille : ce serait un retour en arrière indéniable sur la question de l’autonomie des jeunes !
-      Cette décision aurait pour conséquence d’accroître les difficultés d’accès au logement, de contraindre certains étudiants à retourner vivre au domicile parental, ou à se salarier plus pour payer leur loyer.
-       Cette décision aurait des effets pervers sur le marché locatif en diminuant le nombre de constructions nouvelles de résidences universitaires et le nombre de logements mis à disposition d’étudiants alors que la pénurie est la première cause de la crise du logement !
 
Une telle volonté n’est pas nouvelle : en 1993, François Fillon, ministre de l’enseignement supérieur, et Nicolas Sarkozy, ministre du budget souhaitait déjà réformer les ALS étudiantes dans ce sens. Idem en 2003 quand Luc Ferry avait envisagé d’exclure les couples et les colocataires de leur bénéfice. A chaque fois, les étudiants se sont opposés à de tels reculs.

P
our ces raisons, l'UNEF exige que la ministre renonce à son projet de prise en compte des revenus des parents dans le calcul des aides au logement.
 
L'UNEF demande enfin que soit prise en compte l'aspiration des étudiants à l’autonomie et la nécessité d’accéder à un logement indépendant, en augmentant le montant des aides au logement pour nous permettre de faire face à l’augmentation des loyers !

Signez la lettre ouverte à Christine Boutin : www.unef.fr
Par UNEF Strasbourg - Publié dans : Aides sociales
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 13:25

L’UNEF reconnaît l’effort financier consenti par la sélection de l’Université de Strasbourg au titre de l’Opération Campus, mais reste inquiète sur de nombreux points de la candidature strasbourgeoise.

Le syndicat étudiant regrette que l’élaboration du projet ait été réalisée en catimini, sans aucune association des étudiants, pourtant premiers concernés par la situation immobilière.

Certains éléments du projet strasbourgeois répondent à nos attentes. Nous souhaitons souligner et encourager la création d’une MDE et l’intégration à la candidature de projets portés par le CROUS. Nous estimons toutefois qu’en l’état, le projet ne pourra offrir à chaque étudiant une amélioration de ses conditions d’étude.

Un projet qui doit revoir ses priorités.

Nous dénonçons les déséquilibres que risque qu’engendrer la seule réhabilitation du campus Historique - Esplanade, laissant des sites comme Illkirch et Cronenbourg sans perspectives de réhabilitation.

Nous dénonçons également la mise en l’écart des filières de Lettres et de Sciences Humaines, qui ne sont pas pleinement intégrées au projet.  Les projets de recherche et les pôles créés ne concernent que les sciences dures. De plus, le rayonnement de l’Université de Strasbourg est principalement appuyé sur la mise en avant démesurée de son patrimoine, au détriment d’éléments pédagogiques. Exemple parlant, la prévision d’une dépense de non moins de 12 millions d’euros pour la localisation de la Présidence, prétendant ainsi « asseoir l’excellence [...] sur un site historique prestigieux », en dit long sur le sens de l’excellence attendue.

Par ailleurs, nous ne pouvons nous satisfaire que le projet ne prenne pas en compte la principale problématique des locaux universitaires, qui ne sont pas adaptés à la mission pédagogique de l’enseignement supérieur. Amphithéâtres délabrés, vieux préfabriqués initialement prévus pour du court terme, sont autant d’éléments auxquels l’opération campus doit remédier. Pire, des suppressions de salles de cours sont prévues comme à l’Agora ou au Palais Universitaire et aucune construction ne vient les remplacer.

Dès lors, l’UNEF demande des engagements clairs de la candidature strasbourgeoise pour que l’opération campus soit une réponse effective aux besoins des étudiants. L’UNEF exige :

- son association à l’élaboration du dossier ;

- l’engagement qu’aucune suppression de salle de cours n’aura lieu et que des opérations de réhabilitation et de construction de locaux d’enseignement seront programmées en quantité suffisante ;

- l’intégration au Campus Historique - Esplanade de la construction de la résidence internationale et de la rénovation de la cité universitaire Paul Appell ;

- l’engagement que le nombre de chambres à Paul Appell ne sera pas réduit et que les loyers n’augmenteront pas dans les logements gérés par le CROUS.

Par UNEF Strasbourg
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